VILéonie se réjouissait à l’avance de la mine déconfite que ferait « cette péronnelle de Mitsi » quand elle lui annoncerait qu’il fallait changer de service. Aussi fut-elle fort surprise et déçue dans sa méchanceté, en voyant la jeune fille accueillir cette nouvelle avec une sorte de satisfaction. De fait, Mitsi, quelle que fût sa peine de quitter le service de l’enfant auquel, très sincèrement, elle s’était attachée, éprouvait un singulier soulagement à la pensée que sa nouvelle situation la tiendrait éloignée des lieux où elle pouvait rencontrer M. de Tarlay. L’intérêt qu’il lui témoignait l’effrayait instinctivement. Elle redoutait ce regard, ce sourire qui la troublaient, dont sa pensée demeurait possédée. Un danger existait là, elle le sentait. Il fallait donc le fuir. Mais elle n’eû


