XX

468 Mots

XXQuelques mois plus tard, un soir, chez la vieille Mlle de Goëllo, madame la marquise d’Arlange, rajeunie de dix ans, racontait aux douairières, ses amies, les détails du mariage de sa petite-fille Claire, laquelle venait d’épouser monsieur le vicomte Albert de Commarin. – Le mariage, disait-elle, s’est fait dans nos terres de Normandie, sans tambour ni trompette. Mon gendre l’a voulu ainsi, en quoi je l’ai désapprouvé fortement. L’éclat de la méprise dont il a été victime appelait l’éclat des fêtes. C’est mon sentiment, je ne l’ai pas caché. Bast ! ce garçon est aussi têtu que monsieur son père, ce qui n’est pas peu dire ; il a tenu bon. Et mon effrontée petite-fille, obéissant à son mari par anticipation, s’est mise contre moi. Du reste, peu importe, je défie aujourd’hui de trouver un

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