C’est vers Claire encore que volait la pensée d’Albert en quittant M. de Commarin et en remontant lentement l’escalier qui conduisait à ses appartements. Que faisait-elle à cette heure ? Elle songeait à lui, sans doute. Elle savait que ce soir-là même ou le lendemain au plus tard aurait lieu la crise décisive. Elle devait prier. En ce moment Albert se sentait brisé, il souffrait. Il avait des éblouissements, la tête lui semblait près d’éclater. Il sonna et demanda du thé. – Monsieur le vicomte a bien tort de ne pas envoyer chercher le docteur, lui dit son valet de chambre, je devrais désobéir à monsieur et l’aller chercher. – Ce serait bien inutile, répondit tristement Albert, il ne pourrait rien contre mon mal. Au moment où le domestique se retirait, il ajouta : – Ne dites rien à per


