VI-1

3042 Mots

VIOnze heures sonnaient à la gare Saint-Lazare quand le père Tabaret, après avoir serré la main de Noël, quitta sa maison sous le coup de ce qu’il venait d’entendre. Obligé de se contenir, il jouissait délicieusement de sa liberté d’impression. C’est en chancelant qu’il fit les premiers pas dans la rue, semblable au buveur que surprend le grand air, au sortir d’une salle à manger bien chaude. Il était radieux, mais étourdi en même temps de cette rapide succession d’évènements imprévus qui l’avaient brusquement amené, croyait-il, à la découverte de la vérité. En dépit de sa hâte d’arriver près du juge d’instruction, il ne prit pas de voiture. Il sentait le besoin de marcher. Il était de ceux à qui l’exercice donne la lucidité. Quand il se donnait du mouvement, les idées, dans sa cervelle,

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER