Il allait pour elle aux nouvelles, il lisait tous les livres nouveaux afin de trier ceux qu’elle pouvait lire. Peu à peu, grâce à la plus délicate insistance, il parvint à apprivoiser, c’est le mot, cette jeune fille si farouche. Il s’aperçut qu’il réussissait, et sa gaucherie disparut presque. Il remarqua qu’elle ne l’accueillait plus avec cet air hautain et glacial qu’elle gardait jadis, peut-être pour le tenir à distance. Il sentait qu’insensiblement il s’avançait dans sa convenance. Elle rougissait toujours en lui parlant, mais elle osait lui adresser la parole la première. Souvent elle l’interrogeait. Elle avait entendu dire du bien d’une pièce et voulait en connaître le sujet. Vite, M. Daburon courait la voir et rédigeait un compte rendu qu’il lui adressait par la poste. C’était l


