– 3 –Sur un large balcon de bois, assis devant une table, un jeune homme écrivait. Parfois il levait la tête et contemplait d’un regard vague l’horizon des coteaux où les arbres, dépouillés par l’automne, laissaient tomber leurs dernières feuilles sur les toits rouges des villas et sur les pelouses des jardins. Puis il recommençait à écrire. Au bout d’un moment, il prit sa feuille de papier et lut à haute voix : Nos jours s’en vont à la dérive,Comme emportés par un courantQui les pousse vers une riveQue l’on n’aborde qu’en mourant.– Pas mal, fit une voix derrière lui, Mme Amable Tastu n’eût pas fait mieux. Enfin, tout le monde ne peut pas être Lamartine. – Vous ! Vous ! balbutia le jeune homme avec égarement. – Mais oui, poète, moi-même, Arsène Lupin qui vient voir son cher ami Pierre


