Abdou Karim Ndiaye
Vêtu d'un grand boubou blanc et d'un bonnet rouge, j'attends impatiemment le retour des hommes qui ont été allés à la mosquée pour sceller L'union. Adja Rouba fait d'interminables va-et-vien comme une femme qui veut accoucher. Son état commence vraiment à me dépasser. Je n'ai jamais cru qu'on peut devenir jaloux à ce point. Ne pouvant plus supporter son attitude puéril, je décide de lui parler.
- Adja soit un peu responsable et arrête tes va-et-vien les hommes seront de retour à la mosquée dans quelques instants il ne doivent pas te trouver dans cet état.
- Je m'en fiche d'eux. Je me comporte comme je veux ici c'est chez moi et ne m'adresse plus la parole. Si tu as des conseils à me donner garde les pour cette salle p**e que tu as épousée................................................................................................................................
Connaissant très bien qui est Adja Rouba, je suis monté sur la terrasse pour ne pas entendre le reste de sa monologue. A chaque fois qu'elle veut m'atteindre, elle utilise sa langue piquante. Désormais je comprend son plan. Je ne vais pas céder à ses provocations. Ce qu'elle veut c'est m'humilier devant mes invités ce que je ne vais pas laisser se produire. Il n'est pas question qu'il me trouve entrain de discuter avec elle. Je suis plus mature que ça.
Larme le plus précieux des femmes c'est la langue. Elles ont l'art de blesser leur partenaire à travers des paroles. Quand les hommes ont leur poings pour donner des coups, elles ont leurs bouches pour jeter des bombes. Et je peux vous jurer que leurs paroles sont beaucoup plus blessants que les coups. Et aucun homme même celui le plus tolérant ne peut les récupérer pendant plus de deux minutes. C'est cela qui justifie les violences de certains hommes faite aux femmes. Cela aussi est la cause principal de plusieurs divorces. Ce qui est préférable chez les hommes c'est de ne pas entamer une dispute avec ta femme si tu ne veux pas faire de bêtise. Quand elle commence à faire son tralala éloigne toi d'elle. Ne reste pas là à écouter ce qu'elle dit encore moins d'essayer de répliquer. Si tu ne veux pas faire de bêtise.
Après yén dizaine de minutes sur la terrasse, j'ai reçu l'appelle de mass m'annonçant que l'union a été scellé.
Cette information m'a donné une joie qui m'est indescriptible. Elle a épanoui mon cœur et m'a fait oublier les folies de Rouba. Après le coup de fil avec Mass, j'ai saisi rapidement le numéro de ma douce moitié pour la féliciter.
-FELICITATION MA CHÉRIE
-oh bébé je suis ému trop trop ému
-Enfin maintenant tu es madame Ndiaye.
- Enfin! Comme j'avais hâte! Tu as vu les photos que je t'ai envoyé
- Oui je les ai vu tu es très belle dans ta robe j'aimerai vraiment être là avec toi.
- T'inquiète d'ici peu de temps on sera ensemble pour toujours.
-Oh mon amour si tu savais comment je suis pressé.....
- Oh bébé ne soie pas pressé toi aussi, soit patient rekk nak
- je vais essayer j'ai entendu des bruits là c'est la fête qui bat son plein là hein
- Oui bébé ce sont les griots qui chantent à l'instant on dirais que le monde entier est au rendez-vous.
- C'est normale tes parents sont sociables. Moi aussi mes invités viennent d'arriver je vais te laisser s'amuser avec les tiens.
- A tout bébé
-A tout
Ma délégation que j'avais envoyé à la mosquée assister au mariage viennent d'arriver. Elle est composée de huit personnes qui sont tous des amis, des collègues et des proches à moi.
J'ai demandé à Raïssa et les bonnes de servir le dîner spécial que je leur ai demandé de préparer à l'occasion. Nous entourons nous tous la table en mangeant avec le plus grand appétit au monde. Moi et mes amis sont toujours comme ça, quand on se rencontre, c'est une discussion en en plus finir. On parle de tout et de rien jusqu'à ce qu'il se fait tard d'autant plus qu'aujourd'hui c'est le jour de mon mariage avec Anna, j'ai droit à plusieurs compliments provenant deux.
- C'est une jeunes filles déh il faut faire doucement avec elle. Sinon tu sera toujours en KO
- Elle me semble féroce, et très astucieuse rien ne sera facile quand elle tiendra le bâton de commandement.
- En tout cas tu aura toujours l'opportunité de visiter le septième ciel félicitation doyen.
De vraie fous ces gens là
Le mariage chez Anna
Je tint le téléphone contre mon cœur pendant des lustres avant de lui répondre comme s'il tenait juste devant moi. A y penser maintenant je doit avouer que la journée est passée tellement vite il y'a même des choses dont je me souviens plus tellement tout semblait irréel.
Je voyais juste des visages défiler, des gens m'embrasser, me saluer, rigoler. Certains priaient pour moi, d'autres m'embrasseaient certains même faisait des blagues à voix basses au sujet de ma nuit de noce, à croire que la tradition de tous les mariages c'est de faire peur aux mariée du genre « il faudra assurer hein, on a entendu dire que Abdou Karim n'a pas perdu sa jeunesse.... J'ouvrais grand les yeux pour certains commentaires et d'autres me plaignaient tellement soit disant que j'avais l'air de paniquer.
Bref faut que je m'éloigne. Faut que j'essaie de détailler au max. Le matin, j'étais tranquillement avec mes amis pendant que mes tantes, cousines, amies s'affairaient sur la terrasse aménagé en cuisine.
Le brouhaha avait déjà emplila maison, marmite et louches s'entrechoquant. Les portes s'ouvrant et se refermant. Je n'était pas encore sorti de la maison mais je pouvais voir des voyais des gens s'activaient et tout cela pour moi. Vers midi, maman m'informa qu'il était temps d'aller chez la voisine. Elle nous avait volontiers prêté sa maison pour mes préparatifs. J'étais avec deux cousines proches, Daro, Mamita et sini qui ne me quittaient pas d'une semelle d'une semelle. Je n'avais besoin personnes d'autres qu'elles. Pas de fausses amis, ni de connaissances qui rapprochaient exprès juste pare ce que c'est ton mariage.
Quand je sortis, j'ai vu qu'une grande bâche blanche et rose s'étendait de ma maison jusqu'au milieu du quartier. Des chaises été rangé par ordre circulaire, laissant une place au milieu sûrement pour les griots et les danseurs. Au environs de 14:30, un grand plat fumant et garni de thiebou ndawal (riz gras accompagné de typique des mariages et baptême sénégalais ) nous fut livré par une tante.
J'avais tellement faim que je me jettais dessus comme si je n'avais pas mangé depuis des jours. Je savais que de grands bols de riz et des caisses de boissons ont été emmenés chez Abdou Karim.
La coiffeuse arriva peu de temps après. Mamita voulait que l'on me fasse un tissage qu'on allait ensuite remonté à une belle coiffure. Elle m'avait montré la photo et je l'avais
Trouvé très magnifique.
Le tissage, long jusqu'au dos fut remonté en une coiffure qui dégageait en une coiffure et retenus par des barrettes scintillantes que m'avait offerte sini. Dés que je me regardais dans la glace, un sourire fendit mon visage. Oui, je me trouvais belle. Mamita avait raison, cette coiffeuse est douée. Maintenant autour de la maquilleuse qui guidait par mes amis s'appliquait à me rendre la plus belle après un maquillage léger et qui allait complimenter ma tenue.
Je revêtis ma première tenue, une jupe avec longue traine et un bustier en gezner blanc. Aucune fantaisie, ni broderie ma tenue est simple mais époustouflante comme disait sini. Des chaussures et un sac doré plus un large collier en or avec des boucles d'oreilles et bracelets offerts par ma mère finissaient de compléter ma tenue.
Mes demoiselles d'honneur étaient très belles dans leurs robes en soi grises ceinturées à la taille d'une ceinture rose fuchsia. Ma mère arriva pour nous dire que les hommes s'apprêtait a aller à la mosquée là où on se scellerait le mariage devant Dieu et les hommes. Je commençait a devenir nerveuse sur le coup toutes sortes de pensée me traversaient l'esprit je ne tenais plus en place à cause du stress. Je sortis accompagné des filles pour me rendre chez moi en saluant au passage les amis, tantes, et autres connaissances qui criaient au passage.
Comme la tradition l'exigeait, je m'assis sur le lit de ma mère, face à la direction de la kaaba, voile sur la tête et chapelet en main pour priait pendant que les hommes scellaient L'union de nos deux familles. Je n'avais plus reparlé à Abdou Karim depuis le matin. Je savais même pas s'il m'avait envoyé des messages.
On m'avait retiré mon téléphone pour que je me concentre et évite de répondre aux incessants coup de fil. Pendant que je priait, je sentais les gens aller et venir organiser, crier, organiser rire. Une petite tape à l'épaule me fit retourner
Mamita: tu peux arrêter maintenant le mariage est scellé Madame Ndiaye.
Je ne sais plus combien de temps je suis restée tête baissée à prier. Tour à tour, elles sautèrent tous sur moi pour me féliciter tandis que mon cœur battait à se rompre. Anna Cissé (Madame ndiaye)
Même si nous n'étions pas encore aller à la mairie, devant Dieu, je suis Mme Ndiaye. Les hommes revinrent et furent installé dans le salon où beignets, petits fours, pastels, toutes sortes de jus locaux et autres délices les attendait. Tout à coup une voix surpassa les autres aussitôt accompagné d'un son qui retentit toute la maison: Les griots étaient là.
Depuis la porte ils commencèrent à chanter les louanges de ma mère tout en arrivant dans la chambre où nous étions toutes. Les gens étaient comme déchainé à accompagner leur chants et à danser dans la chambre tandis que maman les déversait des billets fraîchement sortit de la banque. En bas sous la bâche la fête battait son plein.
Mes tantes et autres invités dansaient tandis qu'un autre groupe de griots animaient.
Maman: Anna il est temps
Je descendis, encore accompagné des filles pour saluer mes oncles et les hommes qui ont scellé le mariage.
À suivre.....