Son épaule, l’odeur de ses cheveux, ses longs doigts sur le papier, l’envie d’elle bientôt, d’autant plus lancinante que je savais qu’elle la sentait, et ne la repoussait pas, peut-être même l’attendait, la goûtait, mais toujours cette espèce de peur insaisissable, idiote sans doute, de précipiter – précipiter quoi ? simplifier quoi ? –, alors filé à la cuisine… Tâcher de comprendre ça un jour, en attendant mes osso buco cuisent depuis une heure dans leur sauce. Röstis au romarin, tiens, pourquoi pas, vive le mélange des cultures, salade de roquette à la sauge… Verre d’Épesses à côté du Mac, l’œil du M2 sur la tablette entre les pots de grès. La vraie vie. Tombait très bien d’ailleurs que je la laisse seule en face des portraits de sa mère, de son père, d’Alain, d’Albert, mais j’ai faim


