IV. Par un soir d’éclipse

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IV. Par un soir d’éclipse Mais un soir d’automne, ― comme l’air dormait immobile et bas dans le ciel, ― ma bien-aimée m’appela vers elle. Un voile de brume pesait sur la terre et à voir les splendeurs d’octobre dans le feuillage de la forêt et le chaud embrasement du soir sur les eaux, on eût dit qu’un bel arc-en-ciel s’était laissé choir du firmament. Voici le jour des jours ! dit-elle, quand je m’approchai : le plus beau des jours pour vivre et pour mourir ! C’est un beau jour, pour les fils de la terre et de la vie !… Ah ! plus beau, ― plus beau encore, ― pour les filles du Ciel et de la Mort ! Edgar Allan Poe, Morella. L’un des derniers soirs de cette troisième semaine, au tomber de la brune, lord Ewald descendit de cheval devant le portail d’Edison, et, s’étant nommé, pénétra dans

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