Acte V scène II Quand la vieille, si vieille âme éprouvée une fois encore par un deuil fort cruel se persuade que décidément le mois de février ne lui vaut rien… 6 février 1671 – Demeure de Madame de Sévigné – Paris Le désespoir m’habite et je suis bien sûre qu’il ne me quittera point de sitôt. Voir le beau visage de Françoise se tourner vers moi, sa main gantée s’agiter en un signe d’adieu m’a brisé le cœur. Entendre le grincement des roues de la voiture qui s’ébranle m’a causé une infinie douleur. Voir le carrosse s’éloigner puis disparaître au rythme des sabots des chevaux résonnant sur les pavés m’a été une torture. Je suis inconsolable. Mon trésor le plus précieux m’a quittée à l’aube pour rejoindre son époux. Depuis des semaines je vivais dans la crainte d’une séparation que je s


