« - Pour que je sois sûr que plus jamais cela ne se reproduise dans le futur, je vais te le faire comprendre plus distinctement pour le graver bien profondément dans ton esprit.
Pour que plus jamais tu ne me déçoives à nouveau, d’accord ?
il ferme alors ses yeux sur un ton psychique très calme et très posé, dissimulé derrière une froideur et un stoïcisme effrayant…
- Non, non, non je vous en prie… Tout mais pas ça… Je vous en supplie… Susurre-t-il d’un ton psychologique tétanisé, traumatisé par ce qu’il sait ce qu’il va lui arriver promptement…
- Je ne t’ai jamais demandé de me répondre sale chien !!
Tu n’es qu’un moins-que-rien à mes ordres, collé à mes basques pour satisfaire le moindre de mes désirs, tu ne vis que pour ça jusqu’à présent !
Alors je te conseille de continuer à agir, comme le bon toutou obéissant que tu es, est-ce bien clair dans ta tête ?!
Tout à coup il frappe le malheureux esclave de plein fouet avec son énorme pied anthropoïde et l’écrase de toute sa force inhumaine.
- Très clair maître, on ne peut plus clair… murmure le pauvre colonel…
- Je veux être sûre que tu as bien compris et pour cela je vais te le graver dans le marbre, pour toujours tu t’en souviendras et à chaque fois que tu te regarderas dans le miroir, tu ne penseras plus qu’à ça ! »
Par la simple force de son esprit : l’extraterrestre sectionne sans mal via une onde de choc psychique surpuissante, l’oreille et deux doigts de chaque main de l’insignifiant subalterne humain.
L’écho de tranchage vif tintinnabule dans toute la pièce sur l‘instant présent et un : « fffffoooouuuuuuuiiiiiiiiiiifffffffffffffff » grondant se fait alors entendre ! En même temps que les cris rauques, lancinants, atroces et déchirants de la pauvre victime se trouvant juste ici :
« - AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
L’oreille et les doigts tombent aussitôt à terre de façon morbide. Le colonel pisse littéralement le sang et inonde toute la salle avec son hémoglobine pourpre. Ça ne s’arrête pas de couler, il est alors à quatre pattes sur le sol, éreinté, traumatisé et complètement affaibli par ce qui vient de se passer juste sous ses yeux ahuris. Il est à deux doigts du malaise. Il a le visage livide et le teint blême…
L’humanoïde a eu le temps nécessaire pour se relever, se retourner et repartir devant le blessé juste avant de recevoir des giclures de sang perler sur son épiderme azuré ainsi que sur son teint bleuté. Il est maintenant sûr que ses ordres seront parfaitement exécutés et respectés à la lettre cette fois. Il en est convaincu. Il reprend calmement le fil de la conversation tout en exigeant fermement des résultats positifs :
« - Maintenant que je vois que tu as parfaitement compris mes attentes, tu peux t’en aller j’en ai fini avec toi pour le moment. Mais j’attends de toi des retours optimistes, suis-je assez clair cette fois ?
- Oui maître, parfaitement clair maître, comme d’habitude…
- Rassemble toutes les forces armées nécessaires à ta disposition pour traquer et ramener cette femme vivante coûte que coûte !
Peu importe les moyens employés, tu as carte blanche ! mais retrouve là moi, même morte si elle a chuté d’une telle hauteur, les chances qu’elle ait survécu sont minces mais sait-on jamais…
Et que ça saute, disparais de ma vue et ne réapparaît pas avant de me l’avoir ramenée, compris ?! Elle est notre seul lien avec les hors-la-loi pour le moment !
- Oui maître, je vous jure de la ramener peu importe le temps que ça prendra, elle sera bientôt entre vos mains !
- Je l’espère bien, maintenant hors-de-ma vue !
- A vos ordres maître, je ne vous décevrais plus… »
Et sur ces mots, il part péniblement en tentant désespérément d’arrêter l’hémorragie subie à son oreille et à ses doigts en les rebouchant comme il peut, sans succès. Il titube tout en se tenant aux murs autour de lui. Une énorme marre de sang jonche le sol et de grosses traînées rougeâtres le suivent à la trace, derrière son passage.
Puis, le sang continu de jaillir abondamment de ses horribles plaies ensanglantées pendant qu’il chemine difficilement vers la sortie… L’alien fait expressément venir un autre esclave humain implanté, endoctriné dans cette machine infernale cérébrale pour nettoyer tout le sang tombé au sol par sa faute.
Il le fait apparaître par simple ordre mental : d’une pensée hâtive sur le moment ; il le fait s’exécuter à la tâche instantanément tel un robot ou un pantin sans esprit critique, sans réflexion et sans volonté propre à chaque être humain normal…
C’est cela leur pouvoir omnipotent et la cause de leurs réussites à manipuler les piètres esprits d’hommes insignifiants en échange d’une bien maigre consolation : l’éternité factice et surjouée selon Eva Printemps. Mais qui pourtant à toute son importance dans toute cette histoire, un implant qui se joue des êtres humains et dont la maîtrise par les aliens est facile….
Un implant qui offre tellement de convenances et de facilités, mais à quel prix ? Pour toute chose merveilleuse et sans conditions il y a un contre-coup à payer… Mais cela suffit-il à succomber à la tentation même si cela nous annihile définitivement notre libre-arbitre ? Un cadeau empoisonné n’en reste pas moins empoisonné…
L’alien se dirige alors vers une autre pièce, secrète et inconnue de tous leurs esclaves humains. Une salle hermétique à toute autre forme de vie que la leur, une pièce stérile où la recherche microbiologique se bouscule et cherche à se frayer un chemin parmi le génome humain.
C’est l’antichambre scientifique humanoïde dont personne n’en connait l’existence ici-bas et qui, pourtant, dissimule bien des secrets derrière cette porte blindée à reconnaissance télépathique… Seuls les extraterrestres les plus évolués de leur peuple, les plus hauts gradés peuvent y accéder et en ont l’autorisation.
Il y a également une reconnaissance faciale au cas où quelqu’un de d’autre de malintentionné tenterait d’y pénétrer par la force. Ils ne sont qu’un cercle restreint à pouvoir y entrer, pour ne pas éveiller les soupçons parmi la communauté surfacienne esclavagiste.
Pour que personne ne se doute de rien et ne voit leurs petits manèges arriver de loin ! Juste avant de rentrer, il a aussitôt donné l’ordre à son vassal humain de dégager les lieux, une fois l’acte terminé il lui efface automatiquement la mémoire. Ce qu’il a fait, il repart donc comme un robot avec l’esprit hagard et le regard vide, dénué de toute émotion humaine.
On dirait un cyborg répondant aux ordres de son maître vénéré, sans objection aucune. Une fois rentré, un incroyable laboratoire scientifique se déploie face à lui. Les fioles en verre, les liquides multicolores, et les machines de pointe en matière de dernière technologie alien se succèdent.
Dévoilant ainsi les nombreuses facettes cachées des véritables intentions extraterrestres. De nombreuses seringues sont également à vue de tous ci-présents dans la pièce.
Un humanoïde avec une énorme boîte crânienne fait alors face à son congénère. Manipulant divers outils de torture dans les mains, faisant des expériences sur des humains non-implantés qu’ils gardent sous le coude depuis tout ce temps…
Deux d’entre eux sont attachés sur des tables métalliques grisâtres, froides et dures comme de la pierre. L’un à côté de l’autre, nus comme des vers et semble-t-il totalement inconscients sous l’emprise de fortes drogues diffusées dans leurs organismes à l’aide de perfusions de chaque côté d’eux.
Ou ce sont peut-être des sédatifs, nul ne le sait et nul ne peut le savoir vue d’ici. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’ils sont très solidement attachés par des sangles ceinturées nouées autour de leurs corps fébriles…
Rien ne semble indiquer qu’ils souffrent ou qu’ils sont vivants, et un nombre incalculable de tubes sortent de leurs corps et parcourent diverses machines encore inconnues à ce jour parmi les humains. L’alien à la grosse tête continu les injections à l’aide d’énormes seringues sur les pauvres anatomies inconscientes de leurs cobayes humains…