14 Suivant la procédure classique, un avis de recherche fut publié. Très rapidement diffusé dans tout le pays, il fut également transmis en France, Pfund étant binational. De surcroît, le graphiste possédait depuis longtemps une maison de l’autre côté de la frontière, au pied du Salève. Seuls les agents français pouvaient effectuer une visite dans la résidence secondaire du disparu. Dans ces cas-là, une demande officielle était systématiquement envoyée à Interpol, pour la bonne forme. En réalité et pour gagner du temps, les policiers genevois parlèrent directement avec leurs homologues français. Ainsi Calame parvint-il à atteindre le commissaire Lambert d’Annemasse. La maison de Pfund était située sur le territoire de Saint-Julien-en-Genevois, et c’était donc Bernier qui s’en occuperait.


