XIV - L’étang du bas

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XIV L’étang du basConstant, ce pauvre diable d’aubergiste du Lion belge, trois quarts de coquin et quart de poltron, nageant toujours entre deux eaux, flattant la chèvre, caressant le chou, vivant très mal et dans des transes atroces parmi les vagabonds de tout genre qui fréquentaient son cabaret, Constant avait pris sa course aussitôt après le départ de Jean Guern. Le vieux dragon avait deviné juste. Constant courait ainsi pour prévenir les Legagneur. De tous les gens qui faisaient trembler Constant, Antoine Legagneur était le plus redouté. Il s’était dit : – Si le major apprend jamais que les Guern ont passé par chez moi, je suis un homme mort ! Voilà pourquoi il jouait des jambes… À l’heure fixée pour le duel, la clairière de la Croix-Renaud était déserte. Du moment que Jean Guern

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