LXXIIDe retour à Saint-Brieuc, Jacques Plank se rendit à la maison de retraite et il fut très heureux de revoir son père. Celui-ci était assis dans un fauteuil, un livre sur les genoux, et il embrassait l’extérieur du regard. Il se retourna à peine quand son fils entra et ce fut en restant derrière lui que Jacques Plank lui rendit hommage et lui témoigna son amour, la dernière fois n’ayant pas été satisfaisante. — Je voulais tout d’abord te dire que le tueur ne sévira plus, tu n’as plus à t’inquiéter. Tu peux refermer le livre, le manuscrit est achevé. Je voudrais te dire aussi ce que tu n’as pas entendu l’autre fois au téléphone… Le père n’est pas obligatoirement celui qui conçoit. Le père, c’est celui qui est là, qui suit pas à pas l’évolution de son enfant, qui le prend dans ses bras à


