XLVIJacques Plank avait préparé son itinéraire qui allait de Kervénanec – un quartier pittoresque – au port de Kéroman, en passant par le boulevard Émile Guillerot, l’avenue de la Perrière et le boulevard Jacques Cartier. Il s’imagina l’activité portuaire de la ville en humant le bon air du large. La nuit tombait, les rues de Lorient s’animaient de l’activité nocturne, ce n’étaient plus les mêmes gens qui déambulaient. Comme si les diurnes avaient terminé leur mission et laissaient place aux portiers de la nuit, les premiers heureux comme tout d’avoir terminé, les seconds, qu’on leur laisse la place. De nouveaux petits commerces fleurissaient, marchands à la sauvette, trafiquants de tout poil, personnes que la nuit complice abritait sous son aile afin qu’elles puissent donner libre cours


