Chapitre LI

933 Mots

LILes visiteurs arpentèrent de nouveaux couloirs en compagnie de l’aide-soignante et il fallait être un habitué des lieux pour ne pas se perdre dans ce labyrinthe. Ils virent accrochés sur les murs des dessins encadrés ou des huiles, parfois terrifiants, parfois d’une tendresse infinie, œuvres des pensionnaires, ce que leur confirma Patricia : — Je n’y connais rien en peinture, les toubibs interprètent tout ça à leur sauce, moi, y’a des tableaux que je trouve beaux et d’autres qui ne me font rien, mais aucun, en tout cas, ne me laisse indifférente, et vous ? — … Leur réponse se perdit dans l’écho de leur course qui résonnait sur les dalles de PVC noir et blanc. D’aucuns, à l’esprit mal placé, auraient pu y voir un échiquier. Ils approchaient du but, l’allure de l’aide-soignante décrut e

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