LXXVIII L’existence du marquis Van-Hop était, depuis quelque temps, un véritable supplice dont rien au monde ne saurait donner une exacte idée. Depuis ce soir où Daï-Natha lui avait dit qu’elle lui fournirait la preuve du crime de la marquise, M. Van-Hop ne vivait plus. Il comptait les jours, les heures, les minutes qui le séparaient de l’instant fatal annoncé par l’Indienne. Et, à mesure que le temps marchait, il avait des alternatives d’espoir et de terreur. Daï-Natha avait-elle dit vrai ? Daï-Natha mentait-elle ? Ce dilemme était épouvantable... Quelquefois, au milieu de la nuit, une rage folle le prenait ; il se levait et se dirigeait sans bruit vers la chambre de sa femme, armé de ce poignard qu’il avait pris sur la cheminée de Daï-Natha. Il allait chez elle avec l’intention de lui


