LXXXV

2348 Mots

LXXXV Au moment où nous entrons dans la dernière période du drame dont nous sommes l’historien, nous sommes forcés d’oublier un peu les personnages secondaires, pour nous occuper du comte et de la comtesse de Kergaz, héros primitifs de notre action, ennemis que l’implacable sir Williams avait réservés dans son esprit pour le couronnement de son œuvre de haine et de vengeance. Trois mois s’étaient écoulés. Dans un petit hôtel garni de la Villette, rue de Flandre, au cinquième étage et dans une mansarde où le jour n’arrivait que par une croisée en tabatière, un soir de mai, un jeune homme dont le visage pâle et amaigri dénotait l’épuisement, s’était redressé sur son lit et semblait aspirer avec délices une bouffée de brise printanière qui lui arrivait avec un rayon de soleil par la fenêtr

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