CVII Les deux hommes que Rocambole vit apparaître avaient une physionomie assez originale pour qu’elle mérite quelques lignes de silhouette. Ils étaient de haute stature, et leur visage aux traits aplatis accusait le type des races asiatiques. Ces deux hommes, à la taille et aux proportions herculéennes, le comte Artoff les avait choisis parmi les nombreux paysans de ses vastes domaines et les avait amenés à Paris. Ils ne savaient d’autre langue que leur langue maternelle, et n’avaient, à l’hôtel de la rue de la Pépinière, d’autres fonctions que celle de panser de magnifiques chevaux nés dans les pâturages des bords du Don, qui faisaient aux Champs-Élysées et au bois l’admiration du sport parisien. Ces hommes n’obéissaient, ne parlaient qu’à leur maître et n’écoutaient que lui. Habitués


