Jean-Joseph ne redescendit pas de chez Elsa ce soir-là ; à peine séché, il se glissa dans son lit auprès d’elle, comme dans une nacelle ballottée dans les flots oublieux des ténèbres. Le lendemain matin, il descendit dans un commerce chercher de quoi préparer un brunch et remonta chez Elsa pour y passer la journée de dimanche. Elle avait enfilé une souple robe chasuble rouge dans laquelle Jean-Joseph devinait son corps libre de tout dessous. La journée s’écoula en douceur ; il furetait dans l’appartement, parcourait sa bibliothèque, discutait avec elle. Les pièces étaient claires, le mobilier moderne. Quelques antiquités trônaient et des tableaux romantiques du dix-neuvième siècle qu’elle disait tenir de sa famille étaient accrochés aux murs. Une peinture de Rebeyrolle était suspendue à un


