(SAVANNAH) J’étais contente de le voir, mais on s’était tellement blessés l’un l’autre. Je l’avais tellement fait souffrir. Ses mots ne voulaient plus rien dire, je ne voulais plus y croire. Je voulais qu’ils arrêtent de souffrir, comme j’ai souffert. Je n’ai rien enterré au fond de moi cette fois. J’ai tout extériorisé, jusqu’à ce que mon âme en soit épuisée, et ne ressente plus rien. Ma louve s’était tue, recroquevillée dans un silence où même la douleur avait cessé de hurler. Léo n’était plus mon bourreau, mais ma délivrance. Il avait raison… De quoi pourrais-je avoir honte devant lui ? J’étais complètement nue et transparente. Malgré tout le mal et la douleur qu’il m’a causée, aujourd’hui, pour eux, je ne valais pas mieux que lui. Et ma louve l’avait compris avant moi. Elle ne gron


