XVI« Le voilà enfin, le voilà, ce choc avec la réalité ! » murmurai-je en descendant. « Tu es un vaurien », me dis-je tout à coup. « Eh ! soit ! Tout est perdu pour moi, qu’importe donc ? » Ils étaient déjà partis, mais je connaissais le chemin. Près de la porte il y avait un vagnka solitaire, enveloppé d’un cafetan tout couvert par la neige fondante. Il bruinait, il faisait lourd. Le petit cheval était aussi tout blanc de neige et toussait. Je me le rappelle très bien. Je me jetai dans le traîneau. « Il faut beaucoup pour racheter tout cela ; pourtant je le rachèterai ou je me ferai tuer sur place. En route ! » Les pensées tourbillonnaient dans ma tête. « S’agenouiller à mes pieds, non, je n’obtiendrai pas cela d’eux. C’est un mirage banal, dégoûtant, romantique et fantastique. Il


