VILe comte Dorghèse, arrivé à Palerme une quinzaine de jours auparavant, occupait dans une rue un peu retirée un petit appartement meublé d’assez modeste apparence. Depuis un an, c’est-à-dire depuis l’époque où il était venu solliciter l’aide du prince Falnerra, il semblait avoir adopté une existence plus raisonnable. On le voyait moins dans les salles de jeux, où d’ailleurs sa déveine, après une courte période de chance, demeurait persistante... Au cours de l’hiver, il avait fait un séjour de deux mois à Paris. Là, dans un tripot où fréquentait la société la plus mêlée, il s’était lié avec un compatriote, petit homme affable et complaisant, qui lui avait à plusieurs reprises prêté d’assez fortes sommes, à un intérêt fort raisonnable. Le comte, dont l’esprit rusé ne s’en laissait pas impos


