XMlle Luce était demeurée plusieurs jours au lit, à la suite de cette nouvelle et diabolique torture morale qui consistait à lui faire connaître tout le détail du plan criminel ourdi contre Ourida et son mari, en même temps qu’on lui montrait le degré d’indignité de l’homme qu’elle avait aimé, dont elle avait été la fiancée. Dans l’état de santé où elle se trouvait déjà, la malheureuse femme avait fléchi sous ce nouveau coup. La fièvre la brûlait, une invincible faiblesse la tenait étendue sur le mauvais lit que lui avait attribué Sephora... Et toujours la terrible, l’affolante pensée lui martelait le cerveau : « Le double crime va s’accomplir... il s’est accompli peut-être déjà... Et moi qui sais tout, je suis là, incapable de bouger... Ah ! si je pouvais du moins me traîner hors d’ici,


