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1259 Mots

ISur le Corso Vittorio-Emanuele, dans la lumière vibrante, les équipages se croisaient, à cette heure de l’après-midi qui était l’heure élégante, celle à laquelle les riches Palermitains et les étrangers fortunés avaient coutume de se montrer sur cette voie fréquentée. Les piétons, plus ou moins envieux, ou simplement curieux, se distrayaient de ce passage incessant, de la vue des toilettes portées par les élégantes étrangères ou les nobles dames siciliennes... Parmi eux, un jeune homme et une jeune fille, vêtus avec une certaine élégance, paraissaient vivement s’intéresser à ce va-et-vient, à cette atmosphère de luxe et de richesse. Dans leur regard luisait le désir avide et, parfois, la jeune fille laissait échapper une phrase dans ce genre : – Dire que, sans cette misérable Ourida, je

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