Chapitre 14 Il était fort tard lorsque Mary rejoignit le commissariat. Fortin s’apprêtait à partir faire les courses pour nourrir sa petite famille, corvée à laquelle l’immobilisation de sa femme le contraignait. Mary le détourna du droit chemin : — Il faut qu’on se parle. Tu viens prendre un pot ? Le grand, ennuyé, consulta sa montre. — Vite fait, alors, les boutiques vont fermer et Madeleine m’attend. Mary le rassura : — Elles ne ferment pas avant 19 heures, on a encore le temps. Ça ne sera pas long. Fortin, qui ne demandait qu’à se laisser convaincre, la suivit. Ils s’arrêtèrent au grand café de l’Épée où ils avaient leurs habitudes. Mary commanda un thé et Fortin une bière. — Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il. — Je vais avoir besoin de toi. — À Dinard ? — Oui… ça pose p


