Chapitre 9 L’écailler sorti, Bernoin toqua à la porte et entra : — Ça va ? demanda-t-il curieux. — Ça va… Et de ton côté ? — De mon côté je viens de voir monsieur Médard, l’instituteur du jeune Pierrot Thomas. — Et alors ? Bernoin fit la moue : — Rien de particulier. Le gamin est un élève docile. Pas trop travailleur mais pas chahuteur pour deux ronds. Un petit gars tranquille. L’instit m’a même dit « Ah, s’ils étaient tous comme lui ! » — Bref, dit Mary, presque un élève modèle… — Oui. Mais aux dires de son maître, c’est plutôt un rêveur. — Je suppose qu’il a des copains ? — Peu, c’est un solitaire. Aux récréations, il reste assis dans un coin sans participer aux jeux des autres gosses. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’être souvent exposé à leur vindicte. — Il se bat ? — Non, il


