Sans baisser les yeux, le regard vissé sur le sien, elle répond aussi vite que la question lui a été posée : — Si ! Et c’est normal. — Non, je ne crois pas. — Pourquoi ça ? — C’est totalement absurde. Ta requête n’a pas lieu d’être. J’ai déjà refusé de perdre sur demande de mon père, qui soit dit en passant avait de bonnes raisons de me le demander, alors ce n’est pas pour toi que je vais perdre. — Tu ne m’aimes pas, c’est ça ? dit-elle, les yeux au bord des larmes. — Ça n’a strictement rien à voir. Je n’ai pas passé toutes ces années à m’entraîner pour abandonner à cause d’une amourette. Je suis ici pour me battre. Choquée, vexée, touchée, poignardée en plein cœur, Tsi-Ku crie : — Une petite amourette ! Une petite amourette ! C’est beaucoup plus que ça ! Du moins, c’est ce que je


