Le lendemain, après une bonne nuit, nous nous sentions tous les trois d’attaque. Avant de prendre une quelconque décision sur la marche à suivre, nous décidâmes d’effectuer une petite reconnaissance dans la gorge elle-même. Comment se présentait le bouchon que nous avait très sommairement décrit Pablo, et surtout, comment l’attaquer ? Après une centaine de mètres parcourus dans un étroit couloir rocheux, nous nous retrouvâmes devant l’obstacle, celui-là même qui avait empêché Pablo de progresser à l’intérieur de la faille. C’était un bouchon fait de blocs de différentes tailles, entre lesquels s’était infiltrée une argile particulièrement compacte. Un moment, nous pensâmes escalader cette montagne de roches, de branches et de terre mêlées, mais nous y renonçâmes bien vite, car un examen


