La seule chose qui venait jeter une ombre sur ces conditions de vie quasi idylliques était la présence quasi permanente à ses côtés de Luis Sánchez, qui entendait bien montrer à Ernesto que c’était toujours lui le chef du cartel. Ernesto rêvait d’indépendance maintenant qu’il était riche, mais le problème était de trouver non seulement un terrain qui convînt à la culture de la coca, mais aussi un endroit particulièrement discret pouvant échapper à la surveillance de la brigade antidrogue. Réunir ces deux conditions n’était pas simple, comme n’allait pas être simple non plus de former une équipe capable de transformer les plants de coca en cocaïne pure. Mais Ernesto était tenace et il avait le temps devant lui pour atteindre ces différents objectifs. Comme il n’avait pas le loisir d’effec


