Chapitre 31Le commandant Claude Chaudron et le capitaine Hubert Piron arrivèrent en fin d’après-midi rue de Douai. C’était l’heure où on était à peu près sûr de trouver Guy Bardu chez lui. – Les mêmes, deux ans après, lâcha sobrement le capitaine. Claude sourit. Elle était heureuse de faire à nouveau équipe avec Piron, dont elle appréciait la loyauté et la bonne humeur. Une bonne humeur qui n’empêchait pas la délicatesse : l’ancien collaborateur de Capetti ne s’était jamais permis aucune allusion aux événements douloureux qu’elle avait vécus. Elle savait néanmoins qu’il restait à l’écoute et disponible, et elle se sentait en sécurité en compagnie de ce colosse aux cheveux blonds coupés court et au regard clair et franc. Lui aussi, comme les membres de son équipe, avait dû vivre des momen


