Chapitre 29Cette nouvelle matinée avait bien commencé. Je souffrais moins, on avait diminué le débit de l’oxygène et on parlait de retirer mon drain thoracique. Marie-Agnès, ma secrétaire, était venue me voir pour m’apporter mon courrier et prendre mes instructions. Je rêvassais en repensant à la visite de Delphine. Même l’inévitable confrontation avec la police me faisait moins peur. Mais lorsqu’Hugues Fumeron entra comme une furie dans ma chambre, le visage fermé, je compris que l’embellie relative était terminée. Quelle catastrophe allait-il m’annoncer ? – On a un gros problème, asséna-t-il d’entrée de jeu. Le « on » me terrifia. – Je crois que ton poste va nous passer sous le nez, poursuivit-il confirmant mes pires inquiétudes. – QUOI ? Sous l’effet du choc, je me redressai d’un co


