— Montrez-moi vos cartes. Placez-les devant la caméra. Prudente, la dame. Cette vérification effectuée, elle daigne enfin nous ouvrir. La porte se referme sur nous dans un son à la fois lourd et feutré. Ça sent l’opulence. La vraie, pas la tape-à-l’œil. Un massif escalier en marbre nous emporte vers l’étage, abandonnant au rez-de-chaussée des pièces qui doivent servir de fourre-tout mais dont rien que les portes et les poignées dorées doivent valoir un gros paquet de biftons. La rampe, en fer forgé et peinte en noir, a certainement nécessité des heures et des heures de travail pour être ouvragée de la sorte. Une femme nous attend en haut des marches, plutôt belle même si quatre ou cinq kilos en plus et bien répartis ne lui feraient pas de mal. Un carré blond méché de fauve enserre son p


