XI Une fois sortie de chez sa belle-sœur, ravie d’être débarrassée de la pression engendrée par une situation dans laquelle elle n’a strictement rien à voir, Isabelle Sauquin devient illico un poil plus souriante. M’est avis que ça la gave pas mal de jouer à la garde-malade. Son frangin trompait sa bonne femme avec une jeunette qui n’était autre que la copine du neveu ? Et après ! Elle n’est pas franchement jouasse, la Clémence, avec ses airs de grande dame. Tu m’étonnes que le frangin allait chercher à l’extérieur ce qu’il n’avait pas à la maison. Faut le comprendre, quelque part ! Il n’est pas de bois, Alexandre, et il est encore trop jeune pour que les démons de la chair ne le détournent des polissonneries. Pour Isabelle, ça tient plus du vaudeville que du mélodrame qui plombe l’ambianc


