XIV J’ai le cœur léger ce matin. Tellement léger que je pousse la chansonnette en appliquant de l’après-rasage sur mon visage aussi lisse qu’une peau de bébé : —« Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là haut, Dans un petit village, caché sous les fleurs sauvages Sur le versant d’un coteau… » — Ben dis donc, ça a l’air d’être la grande forme ! souligne Yves en passant dans le couloir. — J’ai la pêche ce morning ! Tu connais cette chanson ? — Un peu que je la connais ! C’est un grand classique de Dario Moreno ! complète-t-il en ajustant son nœud de cravate. Attends, c’est comment la suite déjà ? Heu… « Si tu vas…» Je l’aide en chantonnant les premières paroles : —« Et tu verras…» — Ouais, c’est ça ! Prêt, Max ? —« Et tu verras grimpant le long des collines, Des filles à la taille


