XV En deux secondes chrono, j’atteins le rez-de-chaussée. La clé est dans la serrure, ce qui est bien pratique. Entre deux voitures, le corps sur le trottoir et les jambes sur la rue, Alexandre Sauquin gît sur le dos dans une mare de sang. Si les deux trous dans le corps ne me paraissent pas mortels, la tache rouge en plein milieu du front façon femme hindou ne supporte pas d’hésitation. Ses yeux sont ouverts, ses traits crispés. Je suppose qu’il a d’abord morflé dans le buffet avant que son assassin ne lui donne l’extrême-onction. Par acquit de conscience, je cherche le pouls. Rien. Derrière moi, j’entends des hurlements de femmes : négligeant Clémence toujours évanouie, Isabelle et Cassandre nous ont suivis et hurlent leur détresse. Arrivé quatrième, j’entends Bertrand dans mon dos qui t


