XIX Le retour sur Nantes m’a paru long – que dis-je – interminable. À la fatigue accumulée, il a fallu ajouter les commentaires désobligeants de Pietroni et Pilost qui se sont engueulés tout au long de la route. Pour éviter qu’ils ne s’envoient des coups de lattes – ils étaient menottés et ne pouvaient utiliser que leur hémisphère sud – j’ai placé le solide Bertrand Piron entre eux sur la banquette arrière. Sur le coup, il n’a pas pu fermer l’œil, au contraire de Gwen Sidoine qui a dormi tout au long du trajet. Même les claquements de portières lorsque nous nous sommes arrêtés pour changer de conducteur ou faire le plein d’essence ne sont pas parvenus à la réveiller. Il était plus de vingt-trois heures lorsque nous sommes arrivés à Nantes. Malgré l’heure tardive, nous sommes allés présente


