Raven Les souvenirs que j’ai de mes parents sont très embrouillés dans mon esprit. À chaque fois que j’essaie d’y penser, leurs visages se retrouvent complètement censurés. Certaines fois, j’avais l’impression que mon cerveau essayait seulement de protéger l’innocence qui me restait. Cette innocence avait été réduite en miettes quand j’étais tombé sur mon dossier à l’orphelinat où j’avais été abandonner. Et c’était le bon mot pour le décrire. Mes géniteurs m’avaient laissé sur le porche avec une note disant qu’une enfant de cinq ans les empêchait de vivre leur vie d’adultes, les rendant financièrement beaucoup trop fragiles pour pouvoir voyager. Je leur en ai voulu. Ils m’ont retiré tout ce qu’un enfant aurait dû avoir ; l’amour. Principalement celle d’une mère. C’est pourquoi je n’ai


