CHAPITRE XXXIII.

1698 Mots

CHAPITRE XXXIII.L’entrevue ne fut point aussi courte ni aussi décisive que Fanny l’avait projeté. M. Crawford avait toutes les dispositions à persévérer que sir Thomas pouvait lui désirer. Il avait de la vanité, et ce sentiment le portait à penser que Fanny l’aimait, ou qu’il réussirait à s’en faire aimer. Il était amoureux, très-amoureux, et c’était une passion qui opérait sur son esprit actif, avec plus de chaleur que de délicatesse. La résistance qu’il éprouvait donnait plus d’importance à son affection, et il était déterminé à avoir la gloire autant que la félicité de forcer Fanny à l’aimer. Il ne savait pas qu’il avait à attaquer un cœur déjà engagé ; cela lui était entièrement inconnu. Il avait tant de plaisir à l’idée qu’il obligerait Fanny à l’aimer dans un court espace de temps,

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