XXXI La prière des agonisants – Vit-il encore ? dit le prêtre en se laissant tomber entre les bras d’un officier accouru pour l’aider à descendre de cheval. – Oui, monsieur le curé, dit l’officier ; mais il est grand temps, hélas ! que vous arriviez. Le curé rabaissa sa soutane et marcha rapidement vers la place où le moribond était étendu. Les médecins, les officiers et les sous-officiers, s’écartant pour lui donner passage, s’inclinèrent ensemble en le saluant profondément, tandis que le long de la colonne, par un mouvement instinctif de respect, les hommes des trois pelotons faisaient le salut militaire. Les officiers et les médecins se retirèrent à distance. Personne ne parlait, tout le monde était découvert. Le prêtre, agenouillé dans la neige, s’appuyait d’une main pour pencher


