III

457 Mots

III Quel récit à bâtons rompus, chère douairière ! Nous retournons au restaurant où nous avons laissé Adolphe et Clara, mais non pas auprès d’eux. Nous voilà dans le grand salon où l’on célèbre le repas de noce de la belle Mlle Berthe Cuissière. Orpheline de mère, cette charmante personne avait été conduite à l’autel, le matin même, par monsieur son papa, l’honorable Cuissière, un des forts passementiers du faubourg Saint-Denis. On s’est, ma foi, beaucoup amusé. Sur la table immense gisent encore les débris d’un croquembouche figurant « l’Industrie française éclairant le monde », composition symbolique d’un goût exquis et dans laquelle avaient coulé des flots de caramel. Des bouchons de champagne, montueux comme des champignons, courent çà et là sous les chaises. Quelques couples audacieu

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