III

329 Mots

III Je ne pensais plus guère à cette causerie entre bons compagnons d’autrefois, quand, hier, je rencontrai Jacques, tout fraîchement promu lieutenant-colonel. Comme ça vous rajeunit d’avoir des camarades assez peu délicats pour occuper déjà des postes et porter des grades qu’on confie rarement aux enfants ! Ces militaires sont d’un sans-gêne ! C’est bien malin d’avoir tous les avantages d’une position et de laisser à d’innocents civils, dénués de tout honneur, la honte d’avouer qu’on a le même âge. Je n’en complimentai pas moins Jacques fort chaleureusement. Nous nous assîmes pour causer plus à l’aise. Même soleil frisant nos fronts sous les marquises mobiles et mettant des pierreries dans nos verres ; même souffle d’avril montant des charretées de jacinthes et de giroflées. Et, sur le t

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