II Enfin, John Peterfeld foulait le carreau d’une gare anglaise ! Outre sa menue monnaie qu’il portait en bandoulière dans un sac de cuir, il gardait encore avec lui une façon de petite valise contenant les présents qu’il avait promis à miss Ouweston, et qu’il tenait à lui apporter intacts. Grande bousculade au départ. Notre gentleman, pour acheter un journal, posa un instant le précieux objet sur un banc. Puis on siffla, et la presse se rua des guichets sur la voie. Plus une minute à perdre ! Notre Peterfield reprit nerveusement son colis et se mit à courir vers un wagon. Il installa dans un filet sa petite valise en face de lui et se prit à souffler, pendant que la locomotive, haletante aussi, s’ébranlait sur les rails. Alors il fit un « ouf ! » de délivrance. Il était certain d’arriver


