Tout son être semblait alors frémir et ses yeux sombres s’enflammaient de lueurs fascinantes. Et Lysis l’écoutait, comme elle avait écouté Jean auparavant. Il la voyait, avec effroi, attentive, captivée ; il la devinait conquise par cette femme qui avait fait sa chose de la jeune âme innocente. Il essayait de protester, de discuter les paroles d’Irène. Mais elle l’interrompait d’un ton péremptoire : – Taisez-vous, « beau barbare » ! Vous n’entendez rien à cela ; toute votre éducation est à refaire. Admirez, c’est tout ce que l’on vous permet ici. – Cependant, madame... – Taisez-vous, vous dis-je ! Vous ne convaincrez personne. Nous sommes irrémédiablement réfractaires à toutes vos idées. Jean, devant l’emprise si visible d’Irène sur sa sœur, sentait de plus en plus bouillonner en lui


