VIJean était rentré à la Varellière. Il avait repris ses occupations habituelles, allait et venait pour ses affaires. Mais le sourire ne paraissait plus sur ses lèvres et son regard conservait une tristesse profonde. – M. Jean est malade, disait-on avec inquiétude dans le pays, en remarquant ce changement. Il fuyait le monde et devait faire effort pour s’intéresser comme naguère à ses tenanciers, aux joies et aux épreuves de chacun. Mme de Malay et Madeleine l’entouraient d’une affection discrète, en souffrant de sa souffrance. Après le bref récit de son court roman, fait à son retour de Cannes, il n’avait plus jamais dit mot sur ce sujet. Dieu seul voyait tout le déchirement de ce cœur, toutes les luttes qu’il devait soutenir. Irène Dormier connaissait bien le pouvoir de l’amour ; mais


