VIIIQuand Lysis s’éveilla, le lendemain matin, la lumière du jour entrait à grands flots par la fenêtre dont la jeune fille n’avait pas clos les volets Elle jeta un coup d’oeil sur sa montre. Neuf heures ! Comme il était tard ! Elle sonna la femme de chambre. Mais, au lieu de celle-ci, ce fut Mme Dormier qui parut. Elle portait, comme chaque jour, une robe d’intérieur en soie couleur de pourpre. Ce matin, la nuance ardente semblait faire paraître plus pâle son visage et plus brillant l’éclat de ses yeux. Elle vint lentement vers Lysis, qui s’exclamait : – Ah ! C’est toi, Irène ? Georgette est-elle malade ? – Non, ce n’est pas elle... En disant ces mots, Irène prenait la main de sa sœur. Lysis eut un cri d’inquiétude. – Hélos ? Il est plus mal ? – Oui, beaucoup plus mal. – Il est


