IVJean était maintenant un habitué des jeudis de Mme Dormier. Chaque fois, en venant chez elle, il se promettait : « Ce sera la dernière fois » et, chaque fois, parce que Lysis lui disait, à son départ : « À la semaine prochaine, n’est-ce pas ? », il partait avec la résolution de revenir. Il la sentait si réellement isolée, au point de vue moral, tellement froissée par tout ce qui se révélait à elle ! Oui, elle était bien l’âme délicate, la douce sensitive qu’il avait, dès l’abord, pressentie. L’enfant très pure se réfugiait vers lui, instinctivement, parce qu’elle le devinait de cœur très noble et qu’elle se trouvait à l’aise dans l’atmosphère de respect ému dont il l’entourait. – Tous ces gens me déplaisent, lui confiait-elle ingénument. Je crois que c’est mal, puisque ce sont des amis


