– Trois –On imagine communément qu’un homme ficelé doit l’être à la cave, forcément humide et dotée d’un modeste soupirail. Si suintante et poussiéreuse qu’un asthmatique pourrait y crever sur place dans l’indifférence de ses geôliers. Dans l’imaginaire collectif, les caves des maisons de campagne – douze marches sous le niveau du jardin – font l’affaire pour retenir sous une ampoule nue des malheureux ficelés, rançonnés ou punis à la Calabraise. La faute aux auteurs de polars. Une variante met en scène le gigot ficelé dans des décors industriels ; grandes usines désertées avec plots de bois, chaînes d’entraînement et machines grinçantes. Dans ces décors, la scie électrique, une cuve se remplissant d’eau ou quelque poids de fonte suspendu au-dessus de la tête du personnage ligoté faciliten


