XXXIV

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XXXIVLe premier jeudi du mois, vers les 11 heures, Louise déclarait : « On va pas tarder à voir paraître le père Deborger. C’est son jour de sortie. » Le vieux entrait dans la boutique, l’air accablé. Il était vêtu d’un uniforme bleu, terne et grossier comme une défroque militaire ; il portait une casquette cirée de crasse, des brodequins ferrés. Badour se jetait sur lui en aboyant. – Ici, Nônô ! criait Louise… Il vous reconnaît, père Deborger. Elle lui tendait la main : – Alors, ça va ? Le père Deborger s’appuyait sur sa canne et s’asseyait avec des mouvements précautionneux. Il déboutonnait son col de chemise, soufflait, tirait de sa poche un mouchoir à carreaux et s’essuyait le front en répétant : – Quelle trotte, bon Dieu, quelle trotte ! Louise lui servait, comme autrefois, un

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