XXIIILa gibecière sous le bras, le petit Chardonnereau arrive de l’école. – Ta maman rentrera tard, dit Louise. Voilà sa clef. Paul, gamin chétif, au visage terne et vieillot, remercie. Il s’élance dans l’escalier, suivi de son « ami » Badour, qui lui court dans les jambes jusqu’au premier étage. Paul s’arrête devant la chambre de son grand frère (Gabriel, garçon boucher, habite là depuis son retour du service). Il frappe à la porte. Personne. La chambre de ses parents, une chambre à « trois », la plus grande de l’hôtel, est au fond du couloir. Elle a quatre mètres sur cinq ; à droite, un petit réduit sert de cuisine. Paul aime la couleur du papier qui tapisse les murs, la fenêtre qui donne sur le quai. De là, en se penchant un peu, on aperçoit le poste-vigie décoré d’un drapeau et l’é


